E-o margine prin care trec
spre miezul clipei dinspre ape
târziu când visurile sînt
neacceptate mori de vînt
Şi nimeni nu-nţelege drumul
şi pentru ce mi l-am adus
în miezul clipei dinspre ape
cu-nstrăinări, atât de sus
Coboară-n unda lui o zare
doar pentru alţii e opac -
această humă călătoare
e-o margine prin care tac
marți, 22 mai 2012
sâmbătă, 12 mai 2012
Poème
Poème, s'il faut te sauver
reponds-moi jusqu'au fond de ma peur
qu'est-ce que j'ai fait
de ta beauté, de ton reflet
de ton esprit, de ton étincelle
dans le noir de ma faute
de mon égoisme ou de mon innocence
de te soumettre à un amour
de te fermer dans un désir
quand tu es libre?
Qu'est-ce que j'ai fait
de ta vérité, discrétion, tolérance
le long des vers et entre eux
que tu es devenu silence
et je n'ai plus envie de fouler
tes chemins, tes allées
tes jardins de soucis?
Ma foi et mon doute de jadis
unis en toi, inassouvis
sont tarris, resignés, illusoires
jusqu'à ne plus savoir
pourquoi je t'écris.
Je t'ai tout demandé
à presque l'infini,
poème conquis, soumis à ma naïveté
à ma terre promise, à ma tendresse -
je t'aime - tu es libre
Sois libre!
Existe en dehors de moi
quelque part dans le monde
sois véritable, vivant
inédit, séduisant
sois heureux et parfait
tu aimes la perfection
et parle ce que tu veux
tu n'as plus rien à apprendre
de tous ces clichés
métaphores, rimes frivoles.
Va-t'en nu-pieds
debraillé et rebelle
mais respire!
Accuse-moi, châtie-moi, oublie-moi
pour me rejoindre un jour
et me sourire comme à une inconnue
qui continue son chemin
afin que tu sois libre!
reponds-moi jusqu'au fond de ma peur
qu'est-ce que j'ai fait
de ta beauté, de ton reflet
de ton esprit, de ton étincelle
dans le noir de ma faute
de mon égoisme ou de mon innocence
de te soumettre à un amour
de te fermer dans un désir
quand tu es libre?
Qu'est-ce que j'ai fait
de ta vérité, discrétion, tolérance
le long des vers et entre eux
que tu es devenu silence
et je n'ai plus envie de fouler
tes chemins, tes allées
tes jardins de soucis?
Ma foi et mon doute de jadis
unis en toi, inassouvis
sont tarris, resignés, illusoires
jusqu'à ne plus savoir
pourquoi je t'écris.
Je t'ai tout demandé
à presque l'infini,
poème conquis, soumis à ma naïveté
à ma terre promise, à ma tendresse -
je t'aime - tu es libre
Sois libre!
Existe en dehors de moi
quelque part dans le monde
sois véritable, vivant
inédit, séduisant
sois heureux et parfait
tu aimes la perfection
et parle ce que tu veux
tu n'as plus rien à apprendre
de tous ces clichés
métaphores, rimes frivoles.
Va-t'en nu-pieds
debraillé et rebelle
mais respire!
Accuse-moi, châtie-moi, oublie-moi
pour me rejoindre un jour
et me sourire comme à une inconnue
qui continue son chemin
afin que tu sois libre!
vineri, 30 martie 2012
Cad melcii
Cad melcii la Uppsala întruchipând ispite
căci dragostea cu care se zămislesc în serii
e-un anotimp de albe cochilii înflorite
și izbucni-va fructul ca jertfă a căderii
culoarea se supune esențelor primare
ceremonii profunde sub înveliș transpar
și până la recoltă e totul o eroare
și doare echilibrul acesta necesar
Cad melcii la Uppsala în ordine firească
nehotărâți cu sine mereu mai sus se-aștern
printr-un destin potrivnic ce pare să-ntregească
din două anotimpuri un anotimp etern
miercuri, 28 martie 2012
Eventuala întoarcere
Corabia-i sub timp, vă cer iertare
corabia-i sub valuri și sub pești
și cel din urmă fiu plecat pe mare
aștept, tăcând, podoabe împărătești
mi-aș fi dorit o perlă străvezie
cum e culoarea zilei în străfund
aș fi dorit corabia să vie
la țărmul nisipos unde m-ascund
apusuri mor, și zori, și nasc amieze
cu soare greu căzut pe ierbi adânci
voi aștepta, dar cât o să dureze ?
aș fi dorit o piatră de pe stânci
un anotimp al sudului, o floare
grădina nimănui n-are stăpâni
Corabia-i sub timp, vă cer iertare
am dreptul să strivesc o floare-n mâini
...
marți, 20 martie 2012
Nature
Pour parler avec toi
je devine ta langue
à tâtons
je devine ta langue
à tâtons
En toute solitude j'apprends
les doigts humides du vent
l'abeille cachée
sous une feuille amère
les doigts humides du vent
l'abeille cachée
sous une feuille amère
Je suis l'océan qui erre
dans une goutte de pluie
la neige
qui habite la lumière
d'une branche fleurie
ici ou ailleurs
suis nature
...
suis nature
...
duminică, 11 martie 2012
Ailleurs...
est ma patrie
parce-que tu me l'offres
d'un geste simple, d'un regard
même sans t'en saisir
Ce monde
entre le ciel et la terre
où je reste suspendue au souvenir
de mes racines d'autrefois
et où je cherche encore
un chemin, un bout, une rive
sans pouvoir l'atteindre
entre le ciel et la terre
où je reste suspendue au souvenir
de mes racines d'autrefois
et où je cherche encore
un chemin, un bout, une rive
sans pouvoir l'atteindre
Qu'il est difficile à comprendre
le bonheur
de posseder le monde entier
quand on n'a plus une patrie...
le bonheur
de posseder le monde entier
quand on n'a plus une patrie...
sâmbătă, 3 martie 2012
Poème d'autrefois...
Fille des montagnes
j'aime les fraises sauvages
mais tout en marchant
à travers l'inconnu
j'ai cueilli bien loin
de mon enfance
un autre fruit
plus doux que le désir
mon désir de boire
toutes les pluies de la terre
d'ouvrir les portes des mers
de tromper le vent
le grand vent qui m'a déposée
dans le creux de tes mains
telle un grain de sable
qui n'a plus son désert...
mon désir de boire
toutes les pluies de la terre
d'ouvrir les portes des mers
de tromper le vent
le grand vent qui m'a déposée
dans le creux de tes mains
telle un grain de sable
qui n'a plus son désert...
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